> Sri Lanka
APPARTENANCE RELIGIEUSE
Bouddhistes : 68,4 %
Hindous : 11,3 %
Chrétiens : 9,4 %
Musulmans : 9 %
Autres : 1,9 %
Chrétiens : 1 946 270
Catholiques baptisés : 1 381 000
SUPERFICIE
65 610 km2
POPULATION
20 705 000 habitants
RÉFUGIÉS
182
DÉPLACÉS
460 000
Législation
La sécurité s’est graduellement dégradée dans le pays en 2006 et 2007, les luttes civiles allant de mal en pis dans les régions nord et est. Les tensions et les combats entre les séparatistes des Tigres tamouls (LTTE) et les forces de sécurité gouvernementales ont atteint un sommet, lorsque le gouvernement s’est retiré des accords de « cessez-le-feu » de 2002 et que le nombre d’attaques et de bombes kamikazes contre les civils a augmenté dans le sud et dans la capitale.
Depuis 1983, 70 000 personnes ont été tuées pendant cette guerre civile ; 5000 rien qu’en 2007. Cette situation politique dramatique a provoqué l’arrêt de l’examen de deux projets de lois anti-conversion qui avaient été programmées pour 2004 en empêchant leur débat au Parlement, mais elle n’a pas provoqué leur retrait.
La Constitution du Sri Lanka accorde au bouddhisme une place prépondérante dans le pays, mais garantit à toutes les religions la liberté religieuse et de cultes. Cependant, en pratique, les nationalistes et fondamentalistes bouddhistes ont souvent pris pour cible, lors d’attaques, la minorité chrétienne. En fait, la communauté chrétienne a été attaquée à plusieurs reprises au cours des deux dernières décennies. En même temps, l’Eglise catholique locale continue à être la première à dénoncer les violations des droits de l’homme, des deux côtés, dans cette guerre civile, tout en s’efforçant de promouvoir une solution diplomatique à ce conflit vieux de 25 ans.
La législation actuelle sur la liberté religieuse
Il semblerait que pour l’instant, les deux lois anti-conversions qui avaient été présentées au Parlement, aient été classées, mais nul ne doit s’en réjouir encore. Le but de ces deux projets de loi est de réfréner le supposé « prosélytisme » chrétien en punissant ceux qui se convertissent et toute personne qui encourage leur conversion.
Après avoir obtenu l’accord des ministres, l’Acte de Protection de la Liberté religieuse a été publié au Journal Officiel, mais attend toujours sa première lecture au Parlement. Selon ses termes, quiconque est trouvé coupable d’essayer « de convertir ou d’aider à convertir, soit directement ou autrement, une personne d’une religion vers une autre », peut être condamnée à une peine allant jusqu’à sept ans de prison et une amende conséquente. La législation proposée prévoit la mise en place des Cours bouddhiques séparées, appelés Sanghadhikarana, présidées par des moines bouddhistes, munis du pouvoir de juger des pétitions présentées par des villageois, sans avoir à se référer à la police ou aux Cours d’Etat. Malheureusement, la loi sur l’interdiction de conversion religieuse forcée, qui a été programmée en 2004 par le Parti nationaliste de moines bouddhistes (la Jathika Hela Urumaya - JHU), associé au gouvernement, a progressé au contraire. Selon ses termes, toute personne désireuse de se convertir devra informer les autorités locales de sa décision dans un certain délai ; de plus, elle précise : « personne ne convertira ou essaiera de convertir quiconque d’une religion à une autre, soit par la force, soit par des moyens frauduleux ». Quiconque enfreint cette loi est susceptible d’être condamné à cinq ans de prison et à une amende de 1500 US$. La pénalité peut atteindre sept ans et 5000 US$ si les convertis appartiennent à la classe 1 de la liste officielle, c’est à dire des personnes susceptibles de subir plus facilement des conversions forcées comme les femmes, les enfants, les prisonniers, les handicapés physiques ou mentaux, les étudiants, les hospitalisés, les réfugiés et les membres des forces armées ou de la police.
Ce texte de loi sur l’Interdiction des Conversions religieuses forcées a été partiellement approuvé, après que des amendements ont été introduits en réponse à une décision de la Cour suprême en août 2004, de supprimer deux articles qu’elle jugeait en violation de l’article 10 de la Constitution, lequel garantit aux Sri-Lankais la liberté religieuse et le droit de choisir leur croyance. En avril 2006, le porte-parole du Parlement sri-lankais a institué un comité de 19 membres du Parlement afin d’examiner les amendements proposés à ce projet de loi. D’après les règlements parlementaires, cette démarche est la dernière étape avant la dernière lecture et le vote final de la Chambre. Plusieurs analystes chrétiens ont signalé que si cette loi était approuvée, elle serait une violation de la Déclaration des Droits de l’Homme. D’autres experts ont remarqué que le Parlement pourrait suspendre cette loi, mais seulement par vote secret. Sinon, aucun parlementaire n’aurait le courage de l’opposer.
L’évêque Joseph Vianney Fernando de Kandy, Président de la Conférence des Evêques catholiques du Sri Lanka a donné les raisons ayant conduit le pays dans cette impasse, en expliquant que « des groupes chrétiens fondamentalistes ont profité des conditions de pauvreté et des besoins des habitants pour utiliser des formes de conversion agressives. Un tel comportement a non seulement profondément bouleversé la majorité bouddhiste, mais a aussi été cause de soucis pour l’Eglise elle-même, les catholiques ayant été les plus affectés.
La Conférence des évêques du Sri Lanka a pris une attitude décisive et nette pour stopper l’adoption de ce projet de loi, mais également pour contrecarrer l’action des groupes marginaux de fondamentalistes chrétiens, en exprimant sa condamnation de toute conversion obtenue par des moyen non conformes à l’éthique. Dans leur campagne contre le projet de loi anti-conversion, les catholiques travaillent avec les autres groupes chrétiens et avec les musulmans, les hindous et quelques chefs bouddhistes. « Le pape Benoît XVI lui-même est inquiet », a déclaré à Asia News l’évêque Joseph Vianney Fernando.
La position des chrétiens
Dans l’opinion des bouddhistes nationalistes, les chrétiens sont coupables d’avoir brisé l’harmonie séculaire du pays. En attaquant les chrétiens, ils ne font aucune différence entre catholiques, protestants ou évangélistes. Les hindous et les musulmans ne sont pas l’objet de violences parce qu’ils n’ont pas de tradition prosélyte au Sri Lanka, une autre des « offenses » attribuée aux chrétiens. En réalité, l’attitude intransigeante des moines bouddhistes s’explique par le déclin progressif du bouddhisme dans la région et par la croissance des confessions chrétiennes. Certaines morts et disparitions pourraient être attribuées à la guerre civile en cours, laquelle fait des victimes innocentes dans toute la population.
En 2006, il y eut une augmentation du nombre des « disparitions », ce qui est un euphémisme pour des exécutions illégales. Environ 1100 cas de ce genre ont été dénombrés rien que durant les deux dernières années, beaucoup à Jaffna, une ville isolée du reste du pays, après la fermeture, en 2006 par le gouvernement, de l’autoroute A9. Parmi les victimes, on note le père Nihal Jim Brown, 35 ans, et Wenceslaus Vinces Vimalathas, son assistant, père de cinq enfants. Ils ont été aperçus pour la dernière fois le 20 août 2006, alors qu’ils étaient à motocyclette au point de contrôle Allaipiddy, dans une région sous surveillance de l’armée, alors que les forces de sécurité étaient engagées dans des escarmouches contre la guérilla LTTE (Tigres tamouls).
Le nonce apostolique au Sri Lanka, Mgr Mario Zenari, a suivi personnellement ce cas depuis le début. En août 2007, il a déclaré à Asia News ; « Hélas, il n’y a aucune trace du père Jim Brown à ce jour ». Entre-temps, le gouvernement n’a fait que de petits efforts pour le retrouver. Les appels lancés par les Eglises et les ONG n’ont pas trouvé d’écho et ce n’est qu’en mi-2007 que la Commission spéciale mise en place par le Président et secondée par un panel d’experts, dans le but d’examiner 15 cas de violations aggravées des droits de l’homme (y compris celle du père Brown) a commencé à s’en occuper. Les experts internationaux siégeant à cette Commission l’ont critiquée, en disant qu’elle « ne satisfaisait pas les normes internationales », et citant les retards et un sérieux conflit d’intérêt dû à l’implication du Bureau du Procureur général dans le travail de la Commission.
Selon « Human Rights Watch », la Commission semble juste faire un effort pour détourner la critique nationale et internationale plutôt que d’entreprendre un réel effort de responsabilité.
L’incapacité du gouvernement à solutionner ces problèmes de disparition n’est pas surprenante compte tenu du fait que les forces de sécurité elles-mêmes et les groupes para-militaires, sans parler des Tigres, pourraient être impliqués dans plusieurs de ces cas, ce qui pourrait être arrivé à père Jim Brown et à Vimalathas. Des prêtres de Jaffna ont rapporté que le commandant de la base navale d’Allaipiddy l’avait accusé d’être partisan des LTTE et l’avait menacé. Le Sri-Lanka arrive en tête, exception faite de l’Irak, en ce qui concerne les disparitions, déclare le groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires (WGEID).
Amnesty International a également fait un appel en faveur du père Jim Brown et de son assistant. Selon cette organisation humanitaire, le sort de ces deux hommes semble s’inscrire dans une « catégorie de disparitions » effectuées par des agents de l’Etat. Les troupes gouvernementales ont aussi été accusées d’avoir attaqué l’église de Notre Dame des Victoires à Pesalai, dans le district de Mannar, au nord.
Le 17 juin 2006, ils ont ouvert le feu sur des centaines de civils chrétiens et hindous qui cherchaient un refuge, alors que des conflits se déroulaient à l’extérieur de ce lieu de culte.
Le 26 septembre 2007, le père Nicholaspilai Packiyaranjith a été tué lorsqu’une mine a explosé sous sa voiture, pendant qu’il se rendait au camp de réfugiés et à l’orphelinat de Vidathalvu pour apporter de la nourriture et d’autres produits de nécessité. Né à Jaffna, ce prêtre de 40 ans travaillait comme coordinateur du Service des Réfugiés des Jésuites (JRS) dans le district de Mannar. Personne n’a revendiqué la responsabilité de l’attaque, mais l’armée et les rebelles se sont accusés mutuellement.
Après cet épisode tragique, 22 organisations, y compris la Caritas à Kandy, le Conseil national pour la Paix et l’Alliance chrétienne pour l’Action sociale ont signé un message priant « le gouvernement du Sri-Lanka, la LTTE et tous les belligérants, de respecter les lois humanitaires internationales, d’assurer la sécurité des chefs religieux et des travailleurs humanitaires, afin qu’ils puissent continuer l’œuvre indispensable de secours et de protection de la population affectée par le conflit.
Le père Packiyaranjith, plus connu sous le nom de père Ranjith, est le 4e ecclésiastique à être tué ou à disparaître depuis août 2006 et le 58e d’une longue et triste liste de tués ou disparus depuis janvier 2006.
Après que les « Tigres tamouls » eurent perdu leur mainmise dans l’Est du pays, la seule partie du pays encore entre les mains des rebelles était le nord, où le conflit impose beaucoup de restrictions à la liberté religieuse. Malgré tout, il y eut quelques bonnes nouvelles pendant l’été 2007. Le gouvernement a tenu parole après les appels des représentants de l’Eglise locale, et le 10 août a réouvert la grande route conduisant à Madhu.
Cela a permis aux pèlerins de voyager plus facilement et en sûreté jusqu’au lieu de culte marial vénéré pour les célébrations du 15 août. Une année plus tôt, les autorités avaient fermé cette même route lorsque le conflit entre l’armée et les rebelles tamouls prit de l’ampleur. L’église de Notre Dame de Madhu est située à 220 kilomètres au nord de la capitale, en territoire occupé par les Tigres tamouls qui ont respecté jusqu’ici les pèlerins. En juillet, les forces de sécurité et les Tigres tamouls sont tombés d’accord pour établir une « zone de paix » autour de l’église afin de garantir la sécurité des fidèles pendant les principales célébrations religieuses. Le ministre de la Défense et les représentants des Tigres tamouls ont signé des déclarations promettant d’éviter toute action armée dans cette région. Mais aucun des deux camps n’a respecté la zone démilitarisée autour de l’église, et les combats ont repris en fin d’année.
Le père Devarajha Sandanampillai, le curé de la paroisse de St Sébastien à Mannar, espère qu’avec la réouverture de la route de Madhu - la plus courte vers le lieu de pèlerinage - de nombreux pèlerins viendront.
Pour la fête de l’Assomption, environ 25000 fidèles sont venus au lieu marial. Mgr Harold Anthony Perera, évêque de Galle, qui y a participé, a déclaré à Asia News que « la tension était palpable parce qu’on pouvait entendre les coups de canon des régions avoisinantes, Pandivirichchanai et Mullikkulam.
Je pouvais entendre le canon, lorsque les pèlerins cinghalais et tamouls se sont mis à pleurer, implorant Notre Dame de Madhu pour la paix, lorsque la procession a fait le tour de l’église et aussi pendant la bénédiction finale.
Les menaces et la violence ne sont pas seulement la conséquence de la guerre ; elles sont aussi motivées par la religion. Par exemple, à la mi-octobre 2007, la communauté catholique (environ 300 familles) de l’église de la Rose mystique, dans la paroisse de Kotugoda à Crooswatta au Nord de Colombo, n’ont pu assister à la messe et au catéchisme par peur d’actes de violence de la part de moines bouddhistes et d’extrémistes. La construction de leur église a démarré en 2003 et la phase finale était prévue pour février 2007. Comme décrit par le Tamoulnet (site Internet tamoul d’information) le 28 septembre, aussitôt que les travaux de la toiture ont commencé, le moine principal, Uddammita, d’un temple bouddhiste proche, accompagné d’autres extrémistes, a menacé le vicaire apostolique en le prévenant : « si les travaux de construction n’ont pas cessé demain, cela vous coûtera 10 à 15 vies humaines ». Le prêtre local, le père Susith Silva, s’est rendu en Cour, où le juge a fait suspendre les travaux en appelant les deux parties à régler le problème à l’amiable. La paroisse a suivi ces recommandations, mais cela n’a pas réglé les problèmes. Le 6 octobre, la police a interrompu la messe et a donné l’ordre au prêtre de cesser la célébration. 301 familles catholiques, pour la plupart des paysans, habitent la région et n’ont pas les moyens de se payer un taxi pour aller à l’église voisine la plus proche située à plusieurs kilomètres de là. Aussi, ils se sont adressés à la Cour de Justice pour demander la permission de célébrer la messe, d’enseigner le catéchisme et d’entreprendre d’autres activités religieuses en attendant que le problème de la construction soit réglé à une date ultérieure. Mais les protestants bouddhistes ont prétendu que cela offenserait les 348 familles bouddhistes habitant l’endroit.
Le chef bouddhiste Uddammita a donné pour raison que « la plupart des familles était bouddhiste et qu’ils ne voulaient pas d’église catholique dans cette localité. Les catholiques n’ont qu’à se rendre dans les deux ou trois autres églises de la région. Nous ne les laisserons pas terminer cette construction. Si elle reprend, tout le village va se révolter ».
Le pasteur du Centre de prières de Godagama à Maharagama dans les environs de Colombo a eu à faire face aux mêmes problèmes. En mai 2006, il a été menacé par une foule de bouddhistes entraînés par un moine local, qui l’ont forcé à cesser de célébrer un service religieux. Lorsqu’il est allé porter plainte à la police, au sujet des intimidations dont il avait été l’objet, au lieu de l’aider, celle-ci lui a conseillé de ne plus célébrer de services religieux.
Malgré tout, l’Eglise catholique continue à jouer un rôle important dans la société sri-lankaise, en aidant les nécessiteux indépendamment de leur foi. Les chefs catholiques ont pris l’initiative dans la campagne contre les violations des droits de l’homme, et ont exprimé leur soutien à la population du nord du pays. La Caritas Internationale a fourni de la nourriture, des couvertures et des abris aux réfugiés venant de Batticaloa sur la péninsule de Jaffna et dans la région de Valuthayam-Mannar. Diverses organisations catholiques ont sans cesse appelé les parties en conflit à retourner à la table des négociations, et à la communauté internationale d’intervenir en vue d’un accord. En ce qui concerne la Caritas, le gouvernement, ainsi que les rebelles, la considèrent neutre et ont autorisé ses employés humanitaires à se déplacer et œuvrer librement dans la zone de conflit. Les catholiques sont les seuls à avoir des fidèles dans les deux camps (Cinghalais et Tamouls).
Les responsables catholiques ont adressé plusieurs appels au Vatican, demandant de mettre la pression aux autorités sri-lankaises afin que les droits de l’homme et la liberté religieuse soient respectés, et de « libérer » Jaffna de son état actuel de prison ouverte lorsque le gouvernement a fermé l’accès aux routes publiques.
Lorsque le Président du Sri Lanka, Mahinda Rajapaks, a rendu visite au Vatican le 20 avril 2007, la Commission Justice et Paix a adressé une lettre au Pape « pour le tenir informé et attirer son attention » sur quelques uns des problèmes qui accablaient le pays. Dans cette lettre, la Commission demandait la réouverture de l’autoroute A9, « même s’il fallait qu’elle soit contrôlée par une équipe administrative internationale », parce qu’elle est le seul lien entre Jaffna et le reste de l’île, et la seule voie pour acheminer l’aide humanitaire ; elle a demandé aussi « que des observateurs de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU soient envoyés sur place dans le but d’enquêter sur les nombreuses disparitions qui ont eu lieu sans que quiconque ne soit inquiété par la justice.
Rien qu’en 2006, 583 personnes ont disparu. A quatre reprises, entre la mi-2006 et 2007, le souverain pontife a condamné la guerre entre l’armée et les rebelles tamouls et a exhorté les parties à trouver une solution diplomatique.
Pendant la préparation de cette visite du président Rajapakse au Vatican, le gouvernement sri-lankais a publié une déclaration « affirmant que son but (du président) était d’accumuler le soutien international pour les efforts qu’il faisait afin de résoudre la crise par un règlement négocié ». Mais, en dépit de ces mots rassurants, la visite du Président au Vatican a laissé a beaucoup de membres de la communauté catholique du Sri Lanka une multitude de doutes. Ils ont trouvé que le président Rajapakse recherchait plutôt le soutien des autorités du Vatican dans sa lutte contre les rebelles des Tigres tamouls, en essayant de les convaincre de la version gouvernementale de ce conflit inter-ethnique.
Le père Reid Shelton Fernando, aumônier du Mouvement des Jeunes travailleurs chrétiens a remarqué que si l’intention du gouvernement était d’amener le pape Benoît XVI à accélérer la fin du conflit, la délégation, qui a rendu visite au Vatican, aurait dû inclure des catholiques des partis non-gouvernementaux en sus des représentants catholiques de la majorité au pouvoir. D’autres se sont demandé si le but n’était pas une occasion de faire de la propagande en s’étonnant qu’aucun chef catholique de la minorité tamoule n’ait été invité.




