> Mozambique
APPARTENANCE RELIGIEUSE
Animistes : 50,4 %
Chrétiens : 38,4 %
Musulmans : 10,5 %
Autres : 0,7 %
Chrétiens : 7 977 216
Catholiques baptisés : 4 466 000
SUPERFICIE
801 590 km2
POPULATION
19 792 000 habitants
RÉFUGIÉS
2767
DÉPLACÉS
-
L’article 9 de la Constitution de 1990 déclare que le Mozambique est un « État laïc », et l’article 78 établit la liberté de religion, ainsi que le droit qu’ont les confessions religieuses de poursuivre leurs buts et d’être propriétaires des biens nécessaires à ces buts.
En 2007, le gouvernement a pris une série de décisions importantes, parmi lesquelles celle de restituer aux communautés religieuses certains lieux de culte expropriés par le régime marxiste en 1977.
L’enseignement de la religion est rigoureusement interdit dans les écoles publiques, mais il est autorisé dans les écoles privées.
Les rapports entre les différents groupes religieux ne posent pas de problèmes particuliers, même si les leaders musulmans se plaignent d’être sous-représentés dans l’administration publique.
En décembre 2006, les évêques mozambicains ont sonné l’alarme face au climat de violence qui ne concerne plus seulement les villes, mais s’étend progressivement à l’intérieur du pays, marqué par des actes de banditisme, des agressions à main armée, des pillages et des actions de représailles. Au mois de novembre, le jésuite brésilien P. Waldyr dos Santos, et la bénévole laïque portugaise Ilda Neto Gomes ont été assassinés dans la résidence d’Angonia, dans la province de Tete, par une bande d’hommes armés venus pour voler.
Dans leur analyse des problèmes économiques et sociaux du pays, les évêques soulignent le taux élevé de chômage qui risque de jeter les jeunes dans le vagabondage, les vols et la drogue. La corruption des fonctionnaires publics, d’après les évêques, contribue à affaiblir la cohésion et la paix sociales.
Tout en constatant avec satisfaction que les relations entre l’Église et l’État sont bonnes, notamment dans le domaine de l’éducation, les évêques réaffirment leur droit d’intervenir sur les questions telles que la législation sur la famille, l’avortement ou le divorce.
Au mois d’octobre 2006, le gouvernement du Mozambique a confié aux salésiens la gestion, la planification, la direction et le développement des activités destinées à la formation d’enseignants pour des cours de formation professionnelle dans tout le pays. À cet effet, le 17 octobre 2006, a été créé l’Institut supérieur de formation pour les enseignants et pour la gestion de l’enseignement professionnel « Don Bosco », un établissement public dont la gestion est confiée à la congrégation salésienne. L’agence internationale d’information salésienne a confirmé que ce centre est le seul ayant ces caractéristiques, et que les cours devraient débuter au début du mois de juin 2007. Dans ce but, près de 80 professeurs des écoles espagnoles sont arrivés au Mozambique, où ils travailleront comme bénévoles pendant de courtes périodes.




